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3 infos sur l’entrée en bourse d’Uber

Info bourse Uber

La semaine a été marquée par la planification de l’entrée en bourse de la startup californienne, succédée par la présentation de ses derniers résultats financiers. Après celle d’Alibaba en 2014, il s’agira de la plus grosse IPO de la décennie.

Le numéro 1 des réservations de VTC, Uber, a fourni le 11 avril aux autorités boursières les documents nécessaires pour son entrée en bourse. Prévue dans un mois, celle-ci devrait réaliser une levée de fond de plus de 10 milliards de dollars, une fois ses actions mises sur le marché. Du côté des investisseurs, et des futurs actionnaires, beaucoup de questions se posent quant à cette Initial Public Offering (IPO), qui sera certainement la plus grosse de la décennie après celle d’Alibaba.

1. Une entrée en bourse plus volumineuse que Facebook

En souhaitant lever plus de 10 milliards de dollars lors de la mise d’une partie de son capital sur le marché boursier, Uber joue gros. Après Alibaba et sa valorisation à 231 milliards de dollars en 2014, le géant américain est estimé aux alentours de 100 milliards de dollars à son intégration à Wall Street. Pour donner un ordre d’idée, cette valorisation sera supérieure à celle de Facebook lors de son entrée en bourse en 2012. Il y a 7 ans, le réseau social avait atteint 92 milliards de dollars à son arrivée.

2. Pour les actionnaires, une rentabilité peu probable

Sept ans après son entrée en bourse, la capitalisation de Facebook s’est pour le moins démultipliée. A ce jour, la valorisation boursière de l’entreprise de Mark Zuckerberg est estimée à 511 milliards de dollars. En sera-t-il de même pour Uber ? Rien n’est moins sûr, tant les derniers résultats financiers de l’entreprise ont de quoi alerter.

La remise des documents légaux à la Security Exchange Commission (SEC) nous apporte une vue d’ensemble sur la santé économique d’Uber. Et sans surprise, les dernières années n’ont pas été caractérisées par des profits. Uber cherche toujours sa rentabilité, et ses pertes enregistrées s’élevaient à 4 milliards de dollars en 2017 et 1,8 milliards en 2018. Si la tendance est tournée vers le vert, l’entreprise s’est dit « être prête à faire des sacrifices financiers à court terme si cela signifie augmenter nos chances de faire davantage de profits à long terme ». Ainsi, les nouveaux actionnaires ne devraient pas se montrer gâtés par les dividendes de la société. D’autant plus que des « dépenses opérationnelles risquent d’augmenter considérablement à l’avenir, ce qui pourrait nous empêcher de dégager des profits ».

3. Jackpot aux investisseurs de la première heure

Par ailleurs, tous les actionnaires ne seront pas traités à la même enseigne. Les fondateurs et investisseurs présents depuis la création de la startup ont déjà vu leur mise de départ se démultiplier. L’entrée en bourse d’Uber – si elle se déclare réussie – pourrait renforcer leur position. Le fonds d’investissement Benchmark avait par exemple investi 9 millions de dollars en 2011, ce qui représente aujourd’hui une somme de 8 milliards de dollars. Au même titre, le fonds d’aide aux startups de Google détient à l’heure actuelle plus de 5 milliards de dollars. De quoi rendre les investissements très rentables si ces acteurs décidaient aujourd’hui de vendre leurs parts.

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