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Taxis autonomes : feu vert pour deux startups en Californie

La Californie vient de donner le permis à deux nouvelles sociétés chinoises pour travailler sur leur service de taxis autonomes. L’état américain permettra à ces voitures de poursuivre leur développement, bien que certaines conditions soient à respecter.

Elles s’appellent AutoX et Pony.ai. Elles viennent rejoindre, voire créer, un groupe très restreint des sociétés autorisées à transporter des passagers dans leurs voitures autonomes. Elles, ce sont deux entreprises chinoises, sur le sol américain dans le cadre de leurs recherches et développement (R&D) dans la mise en place de robots-taxis. Aux côtés de Zoox Inc., qui avait reçu sa validation il y a six mois, ces deux startup chinoises viennent porter à seulement trois, le nombre d’entreprises au programme pilote.

Feu vert sous conditions

Depuis le début d’année, les deux entreprises ont déjà levé plus de 300 millions de dollars. Il faut dire qu’AutoX et Pony.ai sont énormément soutenues par le gouvernement chinois. Un bon levier, qui aura permis de réaliser deux tours de table conséquents, de respectivement 100 millions de dollars pour AutoX en janvier, et 214 millions de dollars pour Pony.ai en avril.

Pour mener à bien leurs développements, ces deux startups ont besoin de data. Si AutoX possède une activité de livraison dans la ville de San José, le feu vert obtenu récemment permettra d’autant plus à la société de pouvoir récolter un nombre plus important de données sur les routes et les conditions de circulation, sur une zone géographique bien plus large. Cette data est également obtenue via le retour des clients, auxquels AutoX donne la parole par le biais de son application, après avoir passé commande.

Pour autant, l’acceptation dans le programme pilote californien ne possède pas encore de précisions rendues publiques quant aux villes et routes où il sera possible de faire circuler de nouveaux robots-taxis. D’ailleurs, la Californie régule encore le droit à la facturation d’une course en voiture autonome. A l’heure actuelle, les trois sociétés n’ont pas le droit de faire payer les passagers pour un trajet, et les voitures autonomes utilisées doivent obligatoirement être supervisées par un conducteur humain.

En route vers l’Arizona

Sans pour autant pouvoir dégager de revenus sur les courses de ces taxis robots, les entreprises du programme doivent encore survivre par le biais de leurs levées de fonds. Toutefois, le coût est obligatoire pour ces quelques sociétés pionnières. En quête d’un contenu toujours plus important de data pour pouvoir au mieux sécuriser la conduite de leurs véhicules, il n’est pas surprenant que les centres R&D se retrouvent aujourd’hui localisés dans l’état américain de Californie.

Néanmoins, d’autres territoires cherchent également à attirer ces pôles d’activités. A Phoenix en Arizona, la startup Waymo contrôlée par le groupe Alphabet avait lancé en décembre 2018 son propre service de « VTC autonome ». Mais comme en Californie, l’offre n’est pas encore disponible sans présence d’un responsable humain dans la voiture, tout comme le nombre de passagers est limité par des inscriptions au préalable. Pour l’heure, la sécurité conditionne encore beaucoup ces nouveaux services. Il faut dire que l’année dernière, Uber avait tué une femme lors d’un essai dans la ville de Temple au Texas. La prudence est primordiale. Elle le restera certainement, la confiance oblige.

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