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Trottinettes électriques en libre-service : une taxe plutôt qu’un encadrement ?

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En discussion, la Mairie de Paris veut pouvoir taxer chaque trottinette électrique en libre-service de la capitale. Alors que les vélos et scooters ne seront pas épargnés, les sociétés détenant les parcs peuvent se montrer rassurées de l’absence d’interdiction et d’encadrement de leur activité.

Libres, pourrions-nous qualifier les trottinettes et autres scooters électriques en « free-floating » de plus en plus présents dans nos villes. Mais comme toute liberté possède des limites – à savoir la liberté des autres – ces nouveaux engins de micro-mobilité individuels ont vite pu se montrer gênants dans leurs stationnements sur les trottoirs. D’autant plus qu’un vide juridique existe aujourd’hui, notamment au sujet de l’encadrement des trottinettes électriques. Celles-ci peuvent donc aujourd’hui circuler sur route ou trottoirs, en sachant qu’aucune des deux voies n’est interdite ni autorisée à la fois.

A Paris, une taxe plutôt qu’un encadrement

De ce statut fragile pour l’heure (en attendant la future loi mobilités), les municipalités font face à un encadrement difficile. D’autant plus que ces nouveaux moyens de transports vont généralement dans le sens des politiques des métropoles, à savoir de l’interdiction des voitures et de l’accompagnement vers des solutions plus durables.

Pour la capitale française, la Mairie a choisi de mettre en place un projet de taxation, plutôt que d’interdiction pure et dure des équipements. Alors qu’il faudra qu’il soit voté par le conseil municipal, le texte précise l’application de redevances comprises entre 20 et 120 euros par engin. Le tarif le plus bas concernera les machines « sans motorisation ou dotée d’une assistance électrique », quand les 120 euros seront adressés aux véhicules thermique à deux ou trois roues immatriculés. Entre les deux, les équipements « à motorisation électrique non immatriculé » se paieront de 50 euros, et de 60 euros s’ils sont immatriculés (à l’exemple des scooters électriques).

La réponse rassurée des acteurs

Bien que la charge économique puisse paraître considérable pour les acteurs du milieu, ces derniers semblent plutôt bien réagir. La nouvelle est en effet bien plus intéressante qu’une interdiction ou une volonté d’encadrement des emplacements pour y garer les engins. De fait, le directeur général de Lime France Arthur-Louis Jacquier avait pu communiquer voir cette taxe « comme un investissement », permettant « d’installer notre projet dans la durée ». A savoir que la ville de Paris recense à ce jour plus de 15.000 engins présents, et projette ce nombre à plus de 40.000 dans les mois à venir. A Lyon, la métropole a également pu voir le nombre de sociétés présentes sur le marché passer de 1 à 5 en l’espace d’un mois.

Illustrations Hadrien Augusto/KAWASO et Bird

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