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L’UE veut investir 6 milliards d’euros dans les batteries automobiles

Conjointement, les ministères de l’Économie allemand et français viennent de déclarer le montant de l’investissement souhaité dans un projet de production de batteries pour les voitures électriques. Le stockage de l’énergie avait été classé parmi les marchés des plus importants en termes d’intérêts communs pour l’Union européenne.

La transition énergétique a choisi sa voie de développement. Du moins pour la France, qui semble avoir clairement privilégié certains lobbies, en promouvant la voiture électrique plutôt que celle fonctionnant à l’hydrogène. Un avis plus nuancé pour l’Allemagne, qui évolue davantage avec les deux technologies dans son parc automobile, mais dont ses centrales d’électricité fonctionnent au charbon à 38 %. Par ailleurs, le jeudi 2 mai, les deux pays ont annoncé un plan d’investissement commun pour créer une marque européenne de batteries électriques.

Photo via Twitter / @BrunoLeMaire

De 5 à 6 milliards d’euros investis

Depuis le 18 décembre dernier, le sujet de la voiture électrique et son stockage de l’énergie était abordé par Bruno Le Maire et Peter Altmaier. A l’occasion d’une rencontre pour mettre en avant les grands chantiers de l’industrie que les deux pays se devait de s’allier, la batterie électrique s’était montrée comme « un projet important pour l’intérêt commun européen » (IPCEI). Les deux représentants ministériels de l’économie française et allemande en avaient ainsi souhaité créer une alliance européenne, pour un développement dès les mois suivants.

Quatre mois sont passés, et les deux hommes se sont retrouvés à Bercy pour se consacrer au budget que les deux puissances européennes pourraient mettre pour encourager le projet sur le Vieux continent. De ce rendez-vous, une enveloppe de 5 à 6 milliards d’euros a été annoncée, dont 1,2 milliard proviendra directement de l’Union européenne, par le biais de subventions publiques. La Commission européenne a donné son accord sur le montant. Le reste proviendra de capitaux privés, qui sont estimés entre 4 et 5 milliards d’euros.

Un consortium européen pour concurrencer l’Asie

Primordial, le projet d’une production de batterie automobile l’est d’autant plus à en voir les avancées européennes en matière de voitures électriques. Comme expliqué précédemment, la France s’est montrée très tranchée en favorisant la motorisation électrique, et produit depuis son modèle phare : la Renault Zoé. Même chose pour l’Allemagne, qui à travers ses différentes marques s’établis de plus en plus sur le marché, en proposant de plus en plus de modèles hybrides notamment.

Mais paradoxalement, les pays de l’Union européenne n’ont jamais été compétent pour fournir les constructeurs en batterie électrique. A ce jour, l’Asie est majoritaire sur le marché, et les fournisseurs en sont nombreux. On notera Panasonic, Nec et Nissan au Japon, mais aussi LG et Samsung en Corée du Sud.

Une usine en France

Le consortium que souhaite l’UE possède déjà un agenda. Selon le compte-rendu des deux hommes lors d’une conférence de presse, une première usine « pilote » formée de 200 employés pourrait voir le jour dès 2020… en France. La suite amènerait le projet en 2023 et l’ouverture de deux autres adresses, l’une en France encore, et l’autre en Allemagne. Jusqu’à 1.500 emplois ont été annoncés. Cette année-là, le mandat du président de la République française sera arrivé à son terme un an auparavant.

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