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Voiture autonome : Tesla sera-t-il prêt en 2020 ?

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Tesla veut créer sa propre plateforme de réservation de VTC dès 2020. Seule différence, sa flotte ne possédera pas de chauffeurs : les Model 3 et Model S seront transformées en véhicules autonomes. Les propriétaires pourront proposer leur véhicule à la location, mais Tesla va prévoir une stratégique flotte dont elle en sera propriétaire.

En marge de l’Autonomy Day organisé par Tesla, Elon Musk a enfin dévoilé les premiers détails de son projet de taxis autonomes. De notre côté, nous vous avions déjà parlé du projet, il y a de cela une semaine, du fait de la commercialisation de la Model 3 dans une offre de leasing ne proposant pas d’option d’achat. Un choix de ne pas proposer aux clients d’acheter la voiture une fois la fin du contrat atteinte, que nous avions vu comme un plan stratégique pour que l’entreprise puisse récupérer une flotte de véhicules dans le cadre d’une réutilisation très précise : ils deviendront des taxis autonomes.

Un mode totalement autonome dès 2020 ?

C’est bien connu, Elon Musk peut jouer de la démesure pour mieux communiquer. Sans parler de déception une fois la concrétisation de ces projets fougueux (cela n’a jamais été le cas), ces derniers ont souvent accusé du retard ou bien revus leurs ambitions à la baisse. Aujourd’hui, son entreprise Tesla souhaite proposer une plateforme permettant de réserver une voiture sans conducteur pour réaliser un trajet. Et cela, dès 2020.

La première question que l’on pourrait se poser concerne les équipements. Sur ce point, Tesla semble avoir prévu, et c’est la première que la firme communique sur ce sujet. Le constructeur a en effet communiqué que ses Model 3 et Model S sortant actuellement des usines sont dotés d’une puce électronique ainsi que d’un ordinateur de bord apte à activer un mode de conduite autonome. Pour l’heure, l’équipement est désactivé, mais pourrait donc permettre aux véhicules de devenir « totalement » autonome par une simple mise à jour. Néanmoins, certains experts sur le sujet se questionnent : l’une des principales composantes indispensables aux véhicules autonomes : les capteurs lasers appelés LiDAR, jugés comme essentiels ou remplaçables par des capteurs télémétriques classiques, n’équiperont pas les Tesla.

Le coup de génie de Tesla

Au sujet de la flotte, les voitures étant connectées permettront à Tesla de pouvoir proposer directement aux propriétaires de mettre à disposition leur voiture sur la plateforme. Une fois la mise à jour effectuée pour rendre les modèles aptes à la conduite autonome, les exemplaires étant équipés pourront donc se transformer en taxis autonomes. Tesla récupérera une part de 25 à 30 % de commission sur chaque trajet, et le reste finira dans les poches du propriétaire. Un bon moyen d’économie pour le géant américain, qui lui permettra donc de gagner de l’argent sur des voitures déjà vendues. Une poule aux œufs d’or qui se cumulera avec une autre flotte – cette fois-ci appartenant à Tesla – mais que nous supposons provenir de la prochaine offre de leasing de la Model 3, où les clients ne pourront pas racheter la voiture une fois le contrat terminé (lire ici notre article). Un bon moyen de récupérer également des voitures déjà rentabilisées financièrement, et réutilisable dans une seconde vie très lucrative.

Un vide juridique

Il y a quelques heures, la chaîne Youtube de Tesla a mis en ligne une vidéo montrant un trajet effectué essentiellement en mode autonome. Au programme, beaucoup d’autoroute et de voies très bien balisées en termes de marquage au sol, ce qui ne surprend donc pas quant à la capacité de la technologie à faire naviguer la voiture. Mais l’extrait a le mérite de dévoiler une première chez Tesla : la capacité à ses voitures à passer des carrefours sans assistance humaine.

Il n’en restera que Tesla ne semble pas pour l’heure s’aventurer sur ses capacités en termes de navigation en milieu urbain. D’ici un an, difficile de savoir si les voitures seront en mesure d’y être autonome. D’autant plus que sur l’aspect législatif, le constructeur profite pour l’heure d’un vide juridique, laissant la primauté au flou législatif fédéral à laisser libre l’utilisation de la voiture autonome. A l’échelle des Etats, les réglementations n’iront pas toutes dans le sens de Tesla. Un point abordé par Elon Musk, expliquant que les taxis autonomes ne seront pas autorités à rouler dans « toutes les juridictions, car nous n’aurons pas l’approbation réglementaire partout ». Affaire à suivre.

Lire aussi : Taxis autonomes : feu vert pour deux startups en Californie

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